Minorque : La perle des Baléares

Sable doré de Cala Pregonda à Minorque

Une glace, une tranche napolitaine. Les parfums qu’on goûte un à un. Minorque, ma jolie, chaque parcelle de ton territoire est une surprise ! Du nord au sud, d’est en ouest, tout ton corps m’a séduit. J’aime tes formes. La délicatesse de tes courbes prairies, la vigueur de tes côtes saillantes. J’aime ton caractère. Le tempérament suave de tes eaux cristallines. Les caresses de tes vagues langoureuses sur le sable blanc. Le naturel corsé de tes rivages du nord. J’aime ton odeur. La tendre senteur des pins sur les falaises. La fragrance poudrée de ta pierre calcaire. Minorque, ma jolie j’aime ton audace, ton humeur changeante. Toi qui est si riche et si variée. J’aime la couleur de ta peau. La palette contrastée des mille nuances de tes flots et de ta terre. J’aime le son de ta voix. Le clapotis rythmé de ta houle, le chant mélodieux de tes oiseaux, le sifflement du vent et le frémissement de tes feuillages. Minorque, ma jolie, j’aime ton histoire. Ton passé mystique. Minorque, ma jolie, je t’aime tout simplement.


Minorque : Au large des côtes espagnoles, un territoire de 700 km² dans la mer Méditerranée. C’est la plus septentrionale des îles des Baléares. Mais aussi la plus préservée de l’archipel. Juste au nord de Majorque, l’île est classée réserve de la biosphère par l’UNESCO depuis 1993 et 42% de son territoire est protégé. Moins fréquentée que ces voisines Ibiza et Majorque, l’île est longtemps restée focalisée sur l’élevage avant de développer il y a peu son activité touristique. Conservant ainsi la richesse de ses paysages.

Un littoral qui s’étend sur 216 km et compte presque 200 plages dont 131 de sable. Peu urbanisées, les côtes sont souvent vierges et sauvages et les plages généralement accessibles à pied ou en bateau. Au nord, la végétation rase, l’ardoise, l’argile rouge et le sable jaune colorent le paysage. Au sud, les pinèdes se dressent au dessus des falaises de pierre calcaire qui plongent dans une eau transparente. Dans les plaines, des champs et des oliviers sauvages qui semblent se coucher sous le souffle du vent du nord, la Tramuntana. Au milieu, le plus haut sommet de l’île, le Monte Toro qui culmine à… 358 m d’altitude ! Et partout, des murets en pierre sèche, les pared seques pour séparer les parcelles, protéger les cultures du vent et contenir le bétail. Minorque, c’est un panorama méditerranéen, rocailleux, battus par les vents. Mais surtout riche et varié avec des températures douces toute l’année

L’île fut, de tous temps, sous domination étrangère. Grecs, Carthaginois, Romains, Maures et même Britanniques (au XVIII ème siècle)… se sont vus posséder Minorque. Des civilisations qui ont laissé leurs traces, leurs cultures et qui ont aussi poussé Minorque à se protéger. 14 tours de guet encerclent le rivage de l’île et sont reliées entre elles par le Camí de Cavalls. Le « chemin des chevaux », en français, est un sentier militaire qui fait le tour de Minorque et permettait de défendre et protéger l’île. Les soldats faisaient leur ronde à cheval. Ils montaient des chevaux minorquins à la robe noire. Le chemin qui parcourt criques, bois, champs et ravins est aujourd’hui reconverti en sentier de grande randonnée. Le GR 223 permet de faire le tour de Minorque en 186 km. Avis aux randonneurs, le relief est doux et les balades faciles.

Si la terre est préservée, les eaux de Minorque sont elles aussi protégées. La réserve marine de 50 km² s’étend au nord de l’île et doit la propreté de ces eaux limpides aux prairies de Posidonie. Cette plante aquatique, endémique de la Méditerranée, n’est pas une algue. Elle purifie, oxygène l’eau et protège les côtes de l’érosion. Elle vient s’échouer sur les plages et permet au sable de ne pas être emporté par les vagues. Souvent, à Minorque, les feuilles mortes de Posidonie ne sont pas retirées des plages afin de conserver ces dernières. C’est parfois moins joli mais cela évite de les voir disparaître !

Les paysages minorquins sont fascinants mais l’île possède également un patrimoine archéologique incroyable. Véritable musée à ciel ouvert, Minorque regorge de sites talayotiques qui datent de l’âge du bronze.

De part et d’autre de l’île, deux capitales. Ciutadella, celle d’hier et Maó, celle d’aujourd’hui. Une quarantaine de kilomètres les séparent. Toutes deux sont rattachées à la Me-1, la route principale qui traverse l’île d’est en ouest.

On lui doit notre sauce mayo rapportée de Maó et baptisée mayonnaise. Côté artisanat on peut acheter des céramiques, des chaussures comme l' »avarca », une sandale traditionnelle et des bijoux. On peut déguster du gin, hérité de la conquête anglaise, du fromage et des pâtisseries.

A pied, à vélo, à cheval, en bateau ou voiture, Minorque se visite selon les envies de chacun.

En sa qualité d’île, les sports nautiques sont à l’honneur : voile, surf, plongée sous-marine, kayak de mer, sand-up paddle, snorkeling… Il y a de quoi faire !

Mais sur le sol minorquin, randonnées, cyclotourisme et road trip sont de mise. Sans oublier les visites culturelles de Ciutadella et des monuments mégalithiques. A moins que l’on préfère le farniente sur les nombreuses plages et criques de l’île.


Visiter Minorque, 20 choses à faire et spots à visiter :

  1. Mao, port et capitale de Minorque
  2. Le parc de S’Albufera des Grau, une nature préservée
  3. Talatí de Dalt, les vestiges de l’ancien monde
  4. Fornells, une paisible station balnéaire
  5. Le phare de Cavalleria, cap au nord de Minorque
  6. Platja Binimel-La, une plage champêtre
  7. Cala Pregonda, une crique colorée
  8. Cala el Pilar, une crique sauvage
  9. Castell de Santa Àgueda, l’héritage des Maures
  10. Monte Toro, le toit de Minorque
  11. Le barranc d’Algendar, une verte randonnée
  12. Hôtel Rural Morvedra Nou, la douceur de vivre
  13. Cala en Turqueta, Cala Macarella, Cala Mitjana : les criques mythiques du sud
  14. Ciutadella, la ville historique
  15. Naveta des Tudons, un voyage dans le temps
  16. Líthica Pedreres de s’Hostal, balade au cœur de la pierre calcaire
  17. Pont d’en Gil & Punta Nati, là où se couche le soleil
  18. Torre Llafuda, un village talayotique mystique
  19. GR 223, le sentier de grande randonnée qui fait le tour de Minorque
  20. Voguer jusqu’à Majorque

Notre itinéraire pour 3 jours de randonnée et road trip à Minorque avec Terres d’Aventure :

Nous arrivons de Majorque en ferry. Depuis le port d’Alcúdia, nous avons rallié celui de Ciutadella après 2h30 de navigation. Du bateau, la première vue sur l’île est urbanisée. Maisons de milliardaires et hôtels cossus au bord des falaises… On oublie très vite cette image pour découvrir la nature de Minorque sauvage et préservée. Sur la terre ferme, nous retrouvons notre guide Georges et partons de l’autre côté de l’île à Maó. Une traversée qui nous permet d’observer les plaines agricoles de Minorque. Porté par les senteurs d’orangers et de citronniers de Majorque, à Minorque nous découvrons les Baléares sous un autre angle, plus champêtre. Après avoir récupéré notre voiture de location à l’aéroport, nous partons déjeuner dans un resto végétarien de la capitale. Georges nous explique son île et on prend plaisir à écouter ses histoires, puis le voyage commence…

  • Jour 1 : De Maó nous allons au cap Favàritx. Après la découverte du phare, nous partons randonner dans le parc naturel de s’Albufera des Grau pour voir les criques de l’est. Avant Es Grau, nous admirons la vue sur le lac de S’Albufera. De retour à Maó, nous dînons au port. Sur le chemin qui nous ramène à Favàrtix pour aller chercher la voiture, nous découvrons Talatí de Dalt. Nous quittons Georges et vers 23h30 nous regagnons Fornells pour la nuit.
  • Jour 2 : Après avoir observé la vue depuis la tour de Fornells, nous rejoignons le cap Cavalleria et sa plage. Puis, plus loin, celles de Binimel-là et Pregonda. Un passage éclair à Es Mercadal et nous montons au sommet du Monte Toro pour observer le panorama à 360 degrés sur Minorque. L’après-midi sera consacrée à la découverte de Cala el Pilar plus à l’ouest. Nous visitons ensuite la Naveta des Tudons et Torre Llafuda, deux sites archéologiques. Puis, nous posons nos valises à l’hôtel à Sant Juan de Missa. Le soir, nous dînons à Ciutadella et parcourons les allées dallées de la vieille ville.
  • Jour 3 : Place aux plages du sud. Cala en Turqueta, Macarella, Macarelleta, Mitjaneta et Mitjana, la journée ne suffira pas à les explorer toutes. Le séjour à Minorque se termine avec un coucher de soleil depuis Pont d’en Gil.

–> Vous pouvez retrouvez les itinéraires pour voyager à Minorque sur le site de notre partenaire Terres d’Aventure.

Les plages de l’est : randonner sur le littoral protégé de Minorque

Depuis le port de Maó, on emprunte la Me-7 pour rejoindre el Parque Natural de S’Albufera des Grau. De là, la route CF-1, la Carretera de Favàrtix, nous mène jusqu’au cap. Ici, le Camí de Cavalls longe la côte, puis rentre dans les terres pour ensuite retrouver le rivage à Es Grau. Une balade entre paysages champêtres, forêts de pins et criques sauvages. De retour à Maó, nous fouillons le passé de Minorque à Talatí de Dalt.

1 – Maó, port et capitale de Minorque

Capitale de Minorque, Maó se trouve sur la côte est de l’île. Son port est le plus grand port naturel de la Méditerranée. Une échancrure de 5 km dans le littoral qui emprisonne trois îlots. Des dimensions impressionnantes qui permettent aux immenses bateaux de croisière de manœuvrer. La ville se disperse sur les hauteurs du port.

Eglises, demeures bourgeoises et palais historiques ornent cette cité colorée. De nombreux musées à visiter également.

Le restaurant veggie Clorofila à Mao propose des plats bio, frais avec des options véganes. Un délice !

–> View Point : Le meilleur endroit pour contempler Maó c’est depuis un bateau. Mais un joli point de vue permet aussi d’admirer le port au bout de la Carrer d’Alfons III, quand il n’y a pas un gros bateau de croisière accosté au rivage.  

–>  Déjeuner : Avis aux amateurs de végétal, on a trouvé (enfin Georges nous a dégoté) LA bonne adresse pour manger à Maó. Un restaurant végétarien et végétalien où chaque plat est un régal pour les papilles. Des mets à partager comme des patatas bravas, des chips de cœur d’artichaut et d’aubergines… avec des saveurs de dingue ! Mais aussi des Bouddha bowls, burgers de seitan, curry de tofu… Sans parler des déserts, truffes et raw cake avocat/chocolat… à se damner ! L’équipe est top et le resto se trouve à l’angle des rues Carrer Pont d’es Castell et Carrer d’Alfons III d’où l’on peut voir le panorama sur le port. Plus d’infos : clorofilamao.

–>  Dîner : Paput Burgers & Cocktails, voilà un bon spot sur le bord du port de Maó pour boire un verre en plein air, manger un burger et écouter de la musique dans une ambiance cool et avec les locaux. Le bar se trouve sur la Carrer Andana de Ponten. Plus d’infos : Paput Burgers & Cocktails.

2 – Le parc de S’Albufera des Grau, une nature préservée

Route du cap Favaritx à Minorque

Les terres désolées du Cap Favàritx. Pas un arbre, une végétation rase et une roche érodée. Ici la flore survie sous les affres de l’eau de mer et le vent de Tramontana, venu du nord.

Situé au nord de Maó, el Parque Natural de s’Albufera des Grau, s’étend sur 5100 hectares depuis le village blanc d’Es Grau jusqu’au cap Favàritx. En bord de littoral, cette réserve naturelle, qui fut le premier parc naturel des Baléares, comprend également l’Illa d’en Colom. Cette zone humide, qui englobe une lagune, est un lieu d’habitat pour de nombreux oiseaux migrateurs qui font le long voyage entre l’Europe et l’Afrique. On trouve également plus de 400 espèces de végétaux. Cet espace, protégé depuis 1988, fut déclaré parc naturel en 1995. Une aubaine pour ces marais entre eau douce et eau salée dès lors protégés de l’urbanisation menaçante.

Une qualité de l’eau et une biodiversité préservée, s’Albufera des Grau est un parc qu’il faut absolument découvrir à Minorque.

Et le meilleur moyen pour cela, c’est d’emprunter le Camí de Cavalls. Une randonnée côtière entre criques, plages, dunes, forêts de pins, oliviers sauvages, champs couverts de fleurs, lacs et étangs.

Au Cap Favàritx, face à la mer, on écoute George jouer du hang. Un moment de grâce !

Pour cette balade nous avons choisi de partir du phare de Favàritx. Face à la mer, notre guide joue du hang. Les sonorités, proches de la harpe, s’harmonisent avec le bruit des vagues. Ici, maintenant, nous faisons corps avec la nature. Seuls face à l’horizon, la douceur des notes nous berce. Après cet instant magique, nous nous mettons en marche. Il est plus de 4h de l’après-midi et devant nous… 3 bonnes heures de rando !

Bassa de Morella, un étang d’eau douce en bord de mer.

La Torre de Rambla dans le parc de S’Albufera des Grau.

Nous laissons derrière nous Cala Presili. Le sentier sillonne les bosquets de buissons épineux. La Socarell, endémique des baléares, est typique de la côte nord. Rase, elle résiste au vent du nord, la Tramuntana et aux affres du sel de mer. Plus loin, on observe Bassa de Morella classée réserve naturelle en 2003. L’étang de 2,5 hectares ne contient que de l’eau douce. Derrière Platja d’en Tortuga, la plage de sable Cala Morella Nou et Cala en Cavaller, comme toutes les autres, nous enchantent. Des criques et de l’eau bleue au multiples nuances. Le chemin, alors ombragé, continue sous une forêt de pins et se prolonge à travers champ. La promenade prend des airs bucoliques en ce jour de printemps. Des pâturages vallonnés, couvèrent de fleurs et de chardons violets, délimités par des murs en pierres sèches et des portails en bois d’olivier sauvage. Le GR retrouve le bord de mer à Cala de sa Torreta. Juste après, au cap du même nom, on observe la vue depuis la Torre de Rambla.

L’histoire de Minorque contée par Pelé en chanson punk.

Es Grau au bord de l’eau et ses maisons blanches.

A Cala des Tamarells, nous discutons avec un ami de Georges. Chanteur d’un groupe punk, ce dernier nous entonne une de ses chansons sur l’histoire de Minorque. Après cette belle rencontre, nous arrivons à Platja des Grau. Ici, l’eau peu profonde est parfaite pour se baigner avec les enfants. Par contre, il y a du monde en été. Il est possible de traverser la plage ou d’emprunter le sentier sous les pins pour accéder au lac de s’Albufera des Grau. Une passerelle traverse les marécages du parc, puis le chemin fait une boucle pour admirer le plus beau point de vue sur l’étendue d’eau.

Le lac de S’Albufera des Grau aux plus belles heures du jour.

–> Infos pratiques : Randonnée linéaire, départ à Es Grau ou Favàritx, au choix. Prendre en compte le temps de marche aller et retour. Si vous êtes plusieurs, vous pouvez laisser une voiture à Es Grau et une autre à Favàritx ou des vélos. Si vous ne souhaitez pas faire toute la randonnée, aller au Cap de Favàritx voir le phare et les criques alentours puis au village d’Es Grau pour découvrir le lac S’Albufera des Grau et les plages du coin. Chapeau, crème solaire et eau indispensable aux abords de Favàritx, la végétation est rase et le soleil tape fort.

–> Accès : Depuis Maó, emprunter la Me-7, puis la Me-5 pour se rendre à Es Grau. Sinon, à 7 km de Maó, prendre la Carretera de Favàritx (CF-1) jusqu’au cap.

–> GR Camí de Cavalls : Temps de marche entre le Cap Favàritx et Es Grau : environ 3h. Distance : 8,6 km aller. Le sentier, facile, est balisé GR. A faire à pied, à cheval ou à vélo.

3 – Talatí de Dalt, les vestiges de l’ancien monde

Marcher sur les pas des sociétés antiques est toujours une expérience. Et à Minorque ce n’est pas les sites qui manquent !

L’île possède un patrimoine archéologique exceptionnel. Des monuments mégalithiques datant de l’âge du bronze quand la civilisation Talayote habitait Minorque.

Des villages et ce qui semble être des lieux de culte dont il reste un grand nombre de traces. Construits en pierre sèche, plusieurs éléments se distinguent tels que les talayots, les taulas et les navetas… Les ruines du village talayotique de Talatí de Dalt montrent que la cité était divisée en deux parties : une zone publique et un espace privé où étaient rassemblées les maisons et des salles hypostyles (lieux fermés soutenus par des colonnes). Au milieu des oliviers sauvages, sur un promontoire, se trouve un talayot. Il s’agit d’une tour conique, poste d’observation dédié à la défense du village. Il domine une taula qui signifie table en catalan. Semblable à des menhirs, ces taulas sont de grandes pierres sur lesquelles repose une pierre plate. 7 sont encore présentes sur l’île. Et le plus étonnant c’est que l’on n’en trouve aucune à Majorque. La particularité de Talatí de Dalt c’est sa pierre penchée. Sans doute une autre table tombée. Les taulas sont encerclées d’un muret en pierre sèche. Les hypothèses penchent pour un ensemble religieux où se déroulait des cérémonies. Sa forme en T, rappelant celle des cornes du Taureau, possible dieu. D’autres avancent l’idée d’une simple colonne sur laquelle reposait un toit aujourd’hui disparu. Tous s’accordent sur le fait du caractère extra-ordinaire de ces constructions édifiées sans mortier et à l’équilibre parfait !

–> Tarif : 4 € par personne, gratuit hors saison.

–> Horaires : De mai à octobre, 10h – 20h. De novembre à avril, entrée libre tous les jours. 

–> Accès : Au kilomètre 4 sur la route Me-1 qui relit Maó à Ciutadella, empunter le Camí de Talatí.

Les plages du nord : bronzer au milieu de la nature brute et préservée de Minorque

Nous avons passé la nuit à Fornells. Après un visite rapide du village, nous prenons la direction du Cap de Cavalleria et des plages du nord de Majorque. Jaune, rouge, noir, vert… les couleurs sont franches, les contrastes puissants.

4 – Fornells, une paisible station balnéaire

Port de pêche du nord de l’île, la station balnéaire de Fornells est pourvue d’une belle promenade sur le littoral.

Maisons blanches alignées sur la baie de Fornells et petits bateaux : un coin sympa pour séjourner à Minorque. Hors saison en tout cas !

Pas de plage à Fornells, il faut se rendre à Cala Tirant pour se baigner dans les eaux minorquines. Sur les hauteurs de la bourgade, la Torre de Fornells, bâtit en 1801 par les anglais, afin de protéger la ville et le château de Sant Antoni disparu depuis. De là, on a une jolie vue sur la baie qui fait partie de la Reserva Marina del Nord de Menorca. 50 km² de mer protégés depuis 1999 qui s’étirent de la baie de Fornells au Cap Gros à l’ouest. Une biodiversité préservée où se mêlent faune et flore marine, grottes et épaves dans une eau extrêmement propre. De quoi ravir les amateurs de kayak de mer, snorkeling et plongée.

–> Visiter la Torre de Fornells : Tarif d’entrée 2,4 €. Attention, la tour ferme tôt. Mais la vue depuis le promontoire est déjà sympa !

–> Où dormir : Hostal La Palma Fornells. Entièrement rénové, petit hôtel mignon avec piscine dans le centre de Fornells. Tarifs entre 60 et 120 € en fonction de la période. Fermé de novembre à avril. Plus d’infos : hostallapalma.com.

5 – Le phare de Cavalleria, cap au nord de Minorque

La longue langue rocheuse du Cap Cavalleria.

La terre rouge, le sable jaune et les eaux turquoises de Platja de Cavalleria.

A Fornells, nous prenons la Me-15 en direction de Es Mercadal que nous quittons à la bifurcation avec le Camí de Tramuntana. De là, on peut rejoindre Cala Tirant. Nous continuons jusqu’à la Carretera Camides Far qui nous mène au cap de Cavalleria. Le phare, qui surplombe l’eau de 80 m, a été construit en 1857. Son but : réduire le nombre de naufrages. Avec le souffle de la Tramontane, le vent du nord, 700 bateaux ont coulé au large de Minorque entre le XIV ème et le XIX ème siècle.

La jolie route de campagne pour accéder au cap, entre murets et champs fleuris, vaut le déplacement. La vue depuis le phare de Cavalleria sur l’illa des Porros est superbe.

Mais le clou du spectacle se trouve un peu en amont à la Platja de Cavalleria. Eau claire, large bande de sable jaune sur fond de terre rougeoyante et bosquets verdoyants : la plage vaut le détour !

–> Visiter le Phare de Cavalleria : Tarif d’entrée 3 €. On peut aussi se contenter de la vue !

–> A faire : Les ruines de Sanitja, ancienne ville militaire romaine à côté du petit port de pêche sur la route du cap de Cavalleria. Et juste au dessus, une torre d’où l’on a une plaisante vue.

6 – Platja Binimel-Là, une plage champêtre

Nous retournons sur nos pas jusqu’au Camí de Tramuntana. De là, nous prenons à gauche jusqu’au Camí de Binimel-Là. La route prend des allures de piste et la poussière vole sur notre passage. Après avoir garé la voiture au parking, nous descendons jusqu’au bord de mer.

Le chemin est bordé d’un champ de coquelicots. La végétation se fait plus dense autour de le lagune et son ruisseau avant d’atteindre le sable.

A l’arrière de la plage de Binimel-là, un système de dunes comme à Platja de Cavalleria, Cala Tirant et Cala Pregonda.

–> Où boire un verre et déjeuner : Nous n’avons pas testé l’adresse mais la terrasse ombragée du bar-restaurant Binimel-La nous a donné envie de boire une boisson fraîche. La grande bâtisse blanche se situe juste au dessus de la plage de Binimel-La après le parking.

7 – Cala Pregonda, une crique colorée

C’est l’une des plus belles plages de Minorque.

Cala Pregonda se trouve à 15 min de marche de Platja Binimel-là par le Camí de Cavalls. Ici, le sable doré de la plage se fond dans une mer turquoise. A regarder au loin, on s’imagine facilement aux Bermudes !

–> GR Camí de Cavalls :  Pour les plus courageux, partez à pied de Cala Tirant en empruntant le GR 223. Le sentier vous emmène jusqu’à la Platja de Cavalleria, puis Cala Mica juste derrière pour arriver à Platja de Binimel-là. De là, on vous conseille vivement de poursuivre jusqu’à Cala Pregonda, ce serait dommage de manquer ça ! Temps de marche jusqu’à Binimel-là : environ 4h. Distance : 9,6 km. 

8 – Cala el Pilar, une crique sauvage

On reprend le road trip plus à l’ouest sur la Me-1 et on récupère le Camí de Tramuntana près du kilomètre 34. De là, nous partons randonner sur le Camí des Alocs. Le sentier monte, descend et serpente entre les pinèdes avant d’atteindre la plage de Cala el Pilar.

Là encore, la mer comme un camaïeu de bleu vient mourrir sur le sable blond, la terre s’embrasse d’un rouge brique à laquelle s’accrochent quelques buissons herbeux.

–> Où pique-niquer : Le seul coin d’ombre de Cala el Pilar se trouve près du cabanon sous l’unique arbre du rivage. Mais avant Cala el Pilar, sur les hauteurs de la plage, une aire de pique-nique a été aménagé sous les pins. Quelques tables et un coin arboré pour déjeuner.

–> Temps de marche : Environ 30 min aller et 45 min retour (il y a plus de montées pour rentrer).

Le centre de l’île : voyager au cœur des terres agricoles de Minorque

Pendant ces deux jours et demi, nous avons concentré notre attention sur les criques, les plages, le littoral… L’essence de Minorque ! Mais, si vous avez un peu de temps, le centre de l’île regorge également de trésors. Des plaines agricoles, des ravins verdoyants, une montagne culminante et des ruines d’un autre temps…

9 – Castell de Santa Àgueda, l’héritage des Maures

A 284 mètres d’altitude, depuis les ruines de cet ancien château maure, on contemple Minorque sous un autre angle.

Construit sur un vieux camp romain par les arabes, il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges de Castell de Santa Àgueda.

–> Accès : Depuis la route Me-1, emprunter le Camí des Alocs entre les kilomètre 31 et 32. Se garer au départ du Camí Santa Agueda et suivre cet ancien chemin romain.

–> Temps de marche : Environ 30 min aller.

10 – Monte Toro, le toit de Minorque

Entre Cala Pregonda et Cala el Pilar, nous avons fait un saut à Es Mercadal, qui signifie le lieu du marché en catalan. La ville agricole située sur la Me-1 se trouve au centre de Minorque. Une bonne étape pour faire quelques courses et le point de départ de la route sinueuse Me-13 qui mène au Monte Toro. C’est le plus haut sommet de l’île. Le mont se dresse au dessus de la ville depuis ses… 358 m d’altitude.

Le relief est bas, certes ! Mais de là, on a une vue imprenable sur tout Minorque. Et au loin, on distingue même sa grande sœur Majorque.

Le mont Toro abrite le sanctuaire de la Vierge del Toro, patronne des minorquins. Selon la légende, un taureau l’aurait découverte. Même si son nom vient du mot catalan turó qui veut dire colline.

–> A faire : Pour le belvédère. Il n’y a pas plus beau panorama sur Minorque. Et contempler les villages, les champs, les plages, les baies et les caps est un vrai spectacle !

–> Infos : Le Monte Toro est sur l’itinéraire des bus touristiques. Vous ne profiterez donc pas seuls du décor. Le plus beau panorama se trouve à gauche du couvent, pour le reste il faudra faire avec la multitude d’antennes de communication. Si vous n’avez pas de réseau ici, vous ne capterez nul part ! Ça gâche franchement la scène mais bon les minorquins ne vont pas vivre comme des Robinsons Crusoé.

11 – Le barranc d’Algendar, une verte randonnée

Une balade au cœur d’un canyon verdoyant, pour changer de perspective sur les paysages de Minorque.

Le barranc d’Algendar est un long ravin de 7 km de long qui part de Ferreries pour atteindre la plage de Galdana au sud de Minorque. Certaines falaises peuvent atteindre 80 m de haut. Au fil du parcours, on peut voir deux grottes talayotiques : Cova Murada et Cova del Càrritx. Beaucoup d’oiseaux, des tortues et des grenouilles viennent profiter de la fraîcheur du lieu et de la rivière.

–> Accès : Depuis Ferreries, emprunter la Me-22, puis le Camí Reial. Sinon, remonter les gorges depuis Cala Galdana. 

–> Temps de marche : Environ 3h. Distance : 4 km aller.

Les plages du sud : se baigner dans le paradis bleu de Minorque

L’est et le nord nous avaient déjà subjugués et ce matin là, depuis notre hôtel à Sant Juan de Misa, on est quasi sûr d’avoir vu le plus beau. Pourtant, les plages du sud sont sans doute le joyau de Minorque ! Sable blanc, eau cristalline, pinèdes et falaises de calcaire… Tout est paradisiaque !

12 – Hôtel Rural Morvedra Nou, la douceur de vivre

Une adresse de charme au cœur de la campagne minorquine, Morvedra Nou est une ancienne finca réaménagée en hôtel 4 étoiles. A deux pas de Ciutadella et des très prisées plages de Turqueta et Macarella, on accède à la propriété par une longue route bordée de murs secs cachant de vastes prairies. La bâtisse ne déroge pas à la règle.

A l’abri des regards, derrière les pared seques, la ferme domine un jardin fleuri et arboré au bas duquel on trouve ce que fut autrefois les écuries.

Aujourd’hui, reconverties en chambres doubles et suites à la décoration sobre et rustique, toutes possèdent une terrasse avec vue sur la verdure environnante. Édifiée avant 1650, la maison principale fait face à la piscine. Elle abrite la salle de restaurant, une suite junior et des doubles supérieures. Ici, on prend le temps de petit déjeuner sous la terrasse ombragée par un bougainvillier en fleurs. On se prélasse dans les hamacs en écoutant le chant des oiseaux et on profite du calme rural de cette ferme familiale avant de partir se baigner à la plage de Macarella.

–> Accès : Depuis Ciutadella, prendre la route Son Encinar en direction de Sant Joan de Missa, continuer sur le Camí San Juan. A l’église Ermita de Sant Joan de Missa, tourner à gauche et emprunter le Camí Macarella jusqu’à l’hôtel Morvedra Nou situé sur la droite de la route.

–> Tarifs : Chambre double à partir de 205 € et 125 € hors saison. Plus d’infos : morvedranou.es.

–> A faire : Visiter Ciutadella à seulement 7 km et dîner dans la vieille ville. Se baigner sur les plages du sud à Cala Macarella, Cala Macarelleta, Cala en Turqueta, Cala des Talaier ou encore Son Saura à 8 km de là.

13 – Cala en Turqueta, Cala Macarella, Cala Mitjana : les criques mythiques du sud

Les plages du sud sont toutes plus belles les unes que les autres et n’ont rien à envier aux Caraïbes.

Une eau pure, limpide comme une aquarelle de bleus. Dragée, opaline, aigue-marine, curaçao, turquoise… Jusqu’à l’outremer, les couleurs se nuancent tel un lavis.

Du bleu à l’infini. La mer s’étend jusqu’au ciel azur où brille un soleil de Méditerranée. Le sable blanc des criques fait écho aux teintes craies des falaises de calcaires qui émergent de la grande bleue. Immenses parois rocheuses d’où s’élèvent des pins dont les senteurs parfument les forêts. Les contrastes sont ambivalents, à la fois doux et suaves, forts et puissants. Elles s’appellent Cala Macarella, Cala Macarelleta, Cala en Turqueta, Cala Mitjaneta, Cala Mitjana, Trebalúger et tant d’autres noms encore. La plupart, très bien protégées, sont encore vierges et sauvages. Et ça, on le doit à la volonté de Minorque de préserver son littoral. Pour atteindre les criques, comme un peu partout sur l’île, il faudra marcher ! Parfois un peu plus qu’ailleurs mais comme on dit : de si beaux paysages ça se mérite !

  • Cala en Turqueta

–> Accès à Cala en Turqueta : 10 min de promenade à l’ombre des arbres suffisent pour atteindre cette belle plage. Aucun service ici est c’est bien ce qui fait tout l’intérêt de cette étendue de sable fin. Pour s’y rendre, emprunter le Camí de Cala en Turqueta depuis Sant Joan de Missa. A 10 min en bus ou en voiture de Ciutadella.

  • Cala Macarella & Cala Macarelleta

Les eaux turquoises de la crique de Macarelleta.

A Minorque, l’eau est si pure que faire du snorkeling est un vrai bonheur ! A Cala Macarella, on nage dans une mer limpide.

–> Accès à Cala Macarrella et Macarelleta : Ces deux plages sont accessibles par le Camí de Macarella au sud de Ciutadella. Depuis le parking gratuit, il faut 30 min pour arriver jusqu’aux criques à pied. La balade dans la pinède est agréable. En saison haute, il est possible d’accéder à un second parking à seulement 10 min de marche mais celui-ci est payant et sans doute complet l’été. Un bar-resto se cache dans un coin de Macarella. Pour plus de tranquillité, on vous conseille Macarelleta. Juste à côté, on peut la rejoindre en quelques minutes soit par la forêt, soit en longeant la crique sur la droite. Le sentier en balcon est plus court et plus joli avec sa vue sur la mer. A Macarelleta, le naturisme est autorisé. Seins nus et fesses à l’air sont monnaie courante mais absolument pas obligatoire !

  • Cala Mitjana & Cala Mitjaneta

–> Accès à Cala Mitjana et Cala Mitjaneta : Depuis Ferreries, juste avant la touristique station balnéaire Cala Galdana, un parking en bordure de la Me-22 permet de garer la voiture. De là, le sentier descend jusqu’aux plages en une vingtaine de minutes. 

–> GR Camí de Cavalls : Si l’envie de vous étendre sur la plage toute la journée ne vous séduit pas. Mais que randonner pour explorer les alentours vous émoustille. Le GR 223, entre pinèdes, forêts de chênes verts et criques, conduit à chacune d’elles. Depuis Cala Galdana, accessible par la Me-22 à Ferreries, on peut rejoindre Cala en Turqueta en passant par Cala Macarella et Cala Macarelleta. Temps de marche : environ 2h30. Distance : 6,4 km aller. Il est aussi possible de partir vers l’est pour arriver à Sant Tomàs. Cette portion du Camí de Cavalls passe par Cala Mitjaneta, Cala Mitjana, Trebalúger, Cala Fustam, Cala Escorxada, Platges de Binigaus, Platja de Sant Adeodat et Platja Sant Tomàs. Temps de marche : environ 4h30. Distance : 10,8 km aller. D’un côté ou de l’autre, des belvédères permettent de contempler de belles vues sur les côtes de Minorque. Si randonner ne vous intéresse pas mais que vous avez quand même l’âme d’un aventurier, promenez vous de part et d’autres des plages et découvrez les superbes panoramas sans transpirer, ou presque !

La côte ouest : découvrir l’histoire de Minorque

C’est à Ciutadella, sur la côte ouest de Minorque, que le ferry en provenance de Majorque nous débarque. Une première approche mitigée en observant les maisons cossues, les quartiers résidentiels et touristiques du coin. Même si l’eau turquoise du rivage attire, c’est le genre d’endroit qu’on fuit ! A tord, puisque le centre historique de Ciutadella est un immanquable de Minorque ! Pont d’en Gil, juste au dessus offre une superbe vue et les plus beaux couchers de soleil sont plus au nord à Punta Nati.

14 – Ciutadella, la ville historique

Capitale de Minorque jusqu’au XVIII ème siècle, la vieille ville de Ciutadella séduit. Ruelles pavées, petits immeubles colorés, arches et palais anciens font le charme de cette cité aristocrate.

Élégance et raffinement mais aussi simplicité d’une ville pittoresque où flâner dans les dédales de la citadelle nous plonge dans l’histoire de l’île.

La ville fut longtemps sous domination arabe. Entièrement détruite en 1558 par une attaque de pirates turcs, durant laquelle les survivants furent capturés et emmenés à Constantinople, elle fut alors reconstruite par la noblesse minorquine. La vieille ville est d’ailleurs classée monument historique.

–> À faire : Se balader dans le quartier historique, se promener au bord du port, déguster des tapas, visiter palais, cathédrales et musées. Et dans les environs, on s’imprègne de la préhistoire à la Navetas des Tudons, on se promène dans les carrières de calcaire à Pedreres de s’Hostal et on marche jusqu’aux plages pour se baigner.

15 – La Naveta des Tudons, un voyage dans le temps

Monument funéraire talayotique, cette construction en pierre sèche, contenait les restes d’une centaine de personnes au moment de sa découverte.

La Naveta de Tudons doit son appellation à sa silhouette : une coque de bateau renversé. Naveta signifiant petit vaisseau en catalan. Cette tombe collective fut utilisée entre 1400 et 800 av. J.-C..

Une construction de type primitive où de grandes dalles de calcaire sont disposées les unes sur les autres sans mortier. Le monument possède deux salles superposées où reposaient le corps d’individus d’une même famille ou d’un même clan ainsi que quelques effets personnels. L’entrée fait face à l’ouest, vers le soleil couchant. C’est la plus volumineuse et la mieux préservée des navetas de l’île qui en compte plusieursRafal Rubí, Son Morell et La Cova ou encore Biniac-Argentina mais dont la forme diffère. Des ouvrages mortuaires qui existent nul part ailleurs qu’à Minorque.

–> Accès : Parking en bord de route sur la route Me-1, au kilomètre 40 entre Ciutadella et Maó. 5 min de marche au milieu de la cambrousse pour atteindre la naveta.

–> Tarif : 2 € par personne pour accéder au site mais l’entrée dans la naveta est interdite au public pour des raisons de sécurité et de conservation. Une quinzaine de minutes suffisent donc à découvrir le lieu.

–> Horaires : 9h – 19h30 / 20h30 en période estivale. De octobre à mars et le lundi après-midi : entrée libre. 

16 – Líthica Pedreres de s’Hostal, balade au cœur de la pierre calcaire

Ancienne carrière près de Ciutadella, Líthica Pedreres de s’Hostal a été abandonnée il y a 20 ans. On y exploitait du marès, une roche calcaire proche du grès, utilisée depuis la préhistoire dans les constructions minorquines. Aujourd’hui reconvertie, elle se visite. Une partie plus ancienne était exploitée à la main, un autre plus récente mécaniquement.

Ces deux carrières offrent aux visiteurs des expériences différentes. Une balade entre falaises et jardins pour la première et un labyrinthe et une salle de concert pour la seconde.

–> Accès : Depuis Ciutadella, la carrière est accessible par la RC-2 puis le Camí Vell au kilomètre 1.

–> Tarif : 5 € par personne. Gratuit l’hiver.

–> Horaires : D’avril à octobre : 9h30 – 14h30 / 16h30 jusqu’au coucher du soleil. Fermé le dimanche après-midi. De novembre à mars : 9h30 – 14h30. Fermé le dimanche.

17 – Pont d’en Gil & Punta Nati, là où se couche le soleil

A l’angle des côtes nord et ouest de Minorque, on nous avait conseillé d’aller admirer le coucher de soleil au phare de Punta Nati. Comme pour Cavalleria, Favàritx, Isla del Aire et le cap d’Artrutx, le phare a été construit (1912 pour celui-ci) pour stopper les naufrages alors en nombre sous le vent de Tramontane.

Punta Nati, c’est l’endroit idéal à Minorque pour voir le soleil disparaître dans l’horizon en colorant le ciel de mille tons chatoyants.

Mais la journée fut longue. On a beaucoup marché pour explorer le plus de plages possible afin de partager avec vous les plus beaux spots de Minorque. On a crevé un pneu en route. Heureusement, la technologie moderne nous a averti avant de nous retrouver complètement à plat dans la pampa ! On a donc pu réparer rapidement à Ferreries et s’éviter d’être en galère au petit matin avant notre vol. Le temps a filé vite, comme toujours et le ciel s’est obscurci. Depuis Cala Galdana, nous étions trop loin pour arriver à Punta Nati avant la nuit.

Pas question de rentrer pour autant, nous avons foncé jusqu’à Pont d’en Gil tout près de Ciutadella ! Le Camí de Cavalls traverse une étendue lunaire où le sol rocailleux sculpté par l’érosion donne une allure mystérieuse au paysage. L’arche naturelle, façonnée par le flot des vagues, transperce une longue mais très étroite avancée de roche dans la mer.

La houle se brise sur les falaises presque tendrement. Pourtant, on imagine le fracas des vagues un jour de tempête. Le déchaînement des éléments, le choc des matières. Quand la verticalité se heurte à l’horizontalité, le liquide au solide.

On attendra longtemps que le ciel rougeoie. Il n’en sera rien. Jusqu’au crépuscule, les teintes pastels pigmenteront le panorama avant qu’elles ne soient emportées par la nuit. De la douceur, rien que de la douceur pour clore se voyage à Minorque !

–> Accès : Depuis la RC-1 qui contourne Ciutadella, prendre la Carrer Tres Alqueries, la Carretera Torre del Ram, puis Avinguda Pont d’en Gil Los Delfines jusqu’au littoral. Garez la voiture au mini parking gratuit et empruntez le Camí de Cavalls qui longue la mer vers le nord. Une fois à Pont d’en Gil, vous pouvez vous arrêter là ou continuer jusqu’à Punta Nati. Vous pouvez aussi allonger le périple en empruntant le GR 223 depuis Ciutadella. Temps de marche Ciutadella – Punta Nati : environ 4h. Distance : 10,5 km aller.

–> A faire : Pour pique-niquer au coucher du soleil et prendre des photos d’une arche naturelle.

–> Où voir le soleil se coucher : A Punta Nati ou Pont d’en Gil sur la côte est.

–> Où voir le soleil se lever : A Es Castell sur la côte est pour voir le premier soleil d’Espagne.

A faire également à Minorque :

18 – Torre Llafuda, un village talayotique mystique

Le patrimoine de Minorque est exceptionnel ! Des monuments qui n’existent nul par ailleurs.

1500 sites archéologiques sur une île d’à peine 700 km² !

Des constructions talayotiques qui ont entre 2000 et 4000 ans et dont beaucoup préservées, sont encore très bien conservées. Elles font d’ailleurs l’objet d’une candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO. On vous a fait découvrir la Naveta des Tudons et Talatí de Dalt mais il y en a bien d’autres à visiter comme Torre Llafuda. Ici, habitations, grottes, talayot et taula se découvrent au fur et à mesure de la visite.

Les ruines à l’ombre des chênes verts ont un charme mystique.

–> Accès pour Torre Llafuda : Près de la Naveta des Tudons, à côté du kilomètre 37 de la Me-1, la piste Son Camps mène en quelques minutes au village talayotique.

–> Tarif pour Torre Llafuda : Le site est gratuit et il n’y avait pas un chat ! Bon, par contre, on est persuadé que c’est sur cette route que le clou s’est planté dans notre pneu.

–> Les plus beaux spots archéologiques : La Naveta des Tudons, Talatí de Dalt, et Trepucó (accès libre). Plus d’infos : menorcatalayotica.info.

19 – GR 233, le sentier de grande randonnée qui fait le tour de Minorque

Faire le tour de Minorque à pied, en vélo ou à cheval c’est possible ! Un sentier de grande randonnée, le GR 223, sillonne les côtes de Minorque. 186 km de chemins balisés qui longent plus ou moins le littoral de l’île.

Entre plages, forêts, campagnes et canyons, le sentier parcourt les plus beaux paysages de Minorque.

Cet ancien « chemin des chevaux », le Camí de Cavalls en catalan, servait autrefois à défendre et protéger l’île. Une piste militaire où les soldats faisaient jadis leur ronde à cheval. Avec des chevaux minorquins évidemment !

–> Choix de la randonnée du GR : Trek de 10 jours ou balade à la journée, toutes les options sont possibles. Faire le tour de Minorque représente plusieurs jours de marche. Le GR démarre à Maó mais il est accessible un peu partout sur l’île par la route. Rien ne vous empêche de randonner uniquement sur une ou deux portions, voire de vous balader seulement sur quelques mètres.  

–> Difficulté : Le Camí de Cavalls convient à tous. Minorque est vallonnée, son relief est doux. Le GR ne présente pas de difficultés particulières. Adaptez les étapes en fonction de votre condition physique.

–> Infos : Sentier circulaire de 186 km divisé en 20 étapes qui varient entre 5 et 14 km chacune. Si vous souhaitez faire le GR complet, sachez que le camping sauvage est interdit à Minorque. Mais quelques refuges permettent de passer la nuit. Peu nombreux, préparez bien vos étapes de randonnée avant l voayge.

–> Étapes : Maó – Es Grau : 3h30 – 10 km / Es Grau – Favàritx  : 3h30 – 8,6 km / Favàritx – Arenal d’en Castell : 5h – 13,6 km / Arenal d’en Castell – Cala Tirant : 4h – 10,8 km / Cala Tirant – Binamel-là : 4h – 9,6 km / Binamel-là – Els Alocs :6h – 8,9 km / Els Alocs – Algaiarens : 4h30 – 9,7 km / Algaiarens – Cala Morell : 2h10 – 5,4 km / Cala Morell – Punta Nati : 3h – 7 km / Punta Nati – Ciutadella : 4h – 10,5 km / Ciutadella – Cap d’Artrutx : 5h – 13,2 km / Cap d’Artrutx – Cala en Turqueta : 5h – 13,3 km / Cala en Turqueta – Cala Galdana : 2h30 – 6,4 km / Cala Galdana – Sant Tomàs :4h30 – 10,8 km / Sant Tomàs – Son Bou : 2h30 – 6,4 km / Son Bou – Cala en Porter :3h30 – 8 km / Cala en porter – Binisafúller : 4h30 – 11,8 km / Binisafúller – Punta Prima : 3h30 – 8,1 km / Punta Prima – Cala de Sant Esteve : 2h40 – 7,3 km / Cala de Sant Esteve – Maó : 2h20 – 6 km.

–> Attention : Ne partez pas faire le GR en tongs, soyez bien équipé ! Chaussures de rando indispensables en toutes saisons. En été : crème solaire, lunettes, chapeau et maillot de bain. En hiver : vêtements chauds en couches superposées et une lampe frontale. Prévoyez toujours un coupe-vent imperméable, de l’eau et de la nourriture. Avant de partir randonner, checkez la météo. Marchez toujours prudemment et rentrez avant la nuit ! En cas d’urgence, contactez le 112.

20 – Voguer jusqu’à Majorque

Si l’envie de faire une escapade sur une autre île des Baléares vous titille, on vous conseille d’aller visiter Majorque. A seulement une trentaine de miles de Minorque, ces deux îles sont pourtant extrêmement différentes. La traversée maritime est rapide, pourquoi s’en priver ! Nous l’avons fait dans le sens Majorque-Minorque.

S’éloigner des côtes. Changer de point de vue. Puis, les voir disparaître. Observer la mer. Se perdre dans l’immensité du bleu. Rester en alerte. Enfin l’apercevoir, l’île tant convoitée.

–> Les liaisons inter-îles à Minorque : Elles se font depuis les ports de Maó au nord et Ciutadella au sud avec les compagnies maritimes Baleària et Trasmediterranea. Pour rejoindre Majorque, compter de 1h30 à 2h30 en fonction de la compagnie choisie pour un trajet entre Ciutadella et Alcúdia et environ 5h30 entre Maó et Palma de Majorque.

Infos pratiques pour voyager à Minorque :

– Voyager avec une agence ou en solo ? Pourquoi on a aimé la formule liberté de Terres d’Aventure :

En voyage, on aime rester libre, choisir notre itinéraire et le modifier au dernier moment. La préparation du séjour est autant importante que le voyage en lui même. Pourtant, parfois se laisser porter, ça fait du bien. Et visiter certains sites avec un guide reste primordial. On découvre la culture du pays, on a accès plus facilement à la population. Les guides locaux connaissent tout le monde ! On apprend beaucoup et c’est l’occasion de belles rencontres. Partager cette aventure avec un guide certains jours et planifier nous même nos excursions les jours suivants, voilà le mix parfait pour voyager ! Une formule liberté bien trouvée.

– Point météo :

Minorque bénéficie d’un climat méditerranéen. Les températures sont douces toute l’année avec des minimums à 8 degrés en hiver et des maximums à 30 degrés en été. Les conditions météo peuvent changer rapidement du fait de son caractère insulaire. Et le vent de Tramontane, venu du nord, peut souffler fort.

– Les meilleures saisons :

Le printemps et l’automne sont les saisons idéales pour voyager à Minorque. Les températures sont agréables (parfaites pour la randonnée sinon partez tôt le matin), les prix plus sympas pour le porte-monnaie, les plages vierges de touristes ou presque et les panoramas bucoliques. La saison haute s’étend de juin à août. Mais l’eau est plus chaude en septembre après avoir chauffée tout l’été, alors qu’au printemps, elle est un peu fraîche.

– Le tourisme :

Minorque est, à tord, moins convoitée que Majorque ou Ibiza. C’est, sans doute, l’île la plus préservée de l’archipel des Baléares et elle ne s’est tournée vers le tourisme que tardivement. Destination beaucoup plus calme et familiale même en haute saison, elle est essentiellement fréquentée par les anglais et les catalans qui vivent à quelques miles de là.

– Les plages :

Les plages sont superbes et même si il faut marcher un peu pour les atteindre, elles seront vites bondées surtout au sud. Si vous voulez être tranquille, évitez les stations balnéaires ça va s’en dire ! Même si parfois, pour plus de commodités, notamment quand on a des enfants, ça peut être plus pratique. Préférez celles où le temps de balade est un peu plus long. Tout le monde ne fait pas l’effort de marcher, ça diminue le nombre de serviettes posées sur les plages. On prend l’air, on profite du paysage, on fait un peu de sport… Et on se détend un maximum une fois à la plage. Privilégiez le nord, bien qu’il ne faille pas se passer des belles plages du sud. Tôt le matin où en fin de journée, voilà les meilleures heures pour bronzer sereinement. Les températures sont plus douces, on évite les coups de soleil façon langoustes à la minorquine (même si c’est un plat typique ici). Et les contrastes sont plus forts. Avis aux amateurs de photographie en recherche de belles lumières : les golden hours et les couchers de soleil sur la plage, ça fait toujours son effet ! Mais pour profiter au maximum des criques sans la foule, rien ne vaut le hors-saison. L’hiver attire peu pourtant c’est l’occasion de voir la mer se déchaîner sur le rivage. Certes, tout n’est pas ouvert, la baignade est déconseillée (bien qu’elle doit raffermir les chairs) mais pour le coup si vous avez des envies de solitude, l’île sera à vous ! Au printemps, on profite des randonnées et de la baignade même si l’eau reste fraîche. L’affluence est par ailleurs raisonnable. Comme en automne, où le temps est encore au beau fixe et l’eau plus chaude qu’en août. Attention, il peut y avoir des méduses. Heureusement, l’eau tellement claire permet de les distinguer facilement, ces coquines !

– Equipement  :

Maillot de bain obligatoire en été même si vous êtes venus pour marcher, à moins que vous ne soyez naturiste ! Crème solaire, chapeau et lunettes de soleil essentiels, le soleil rayonne sur Minorque ! Chaussures de randonnée à prévoir pour les balades sur le GR et au moins une paire de baskets pour accéder à certaines criques comme Cala el Pilar. Pour les journées randos ou plages, emportez toujours avec vous de l’eau, quelques fruits secs, barres de céréales ou même un pique-nique. Beaucoup de sites sont sauvages, les commodités peu nombreuses voire inexistantes.

– Transport :

L’accès à Minorque depuis Paris se fait en moins de 2h en avion. Depuis Lyon, les vols se font avec escale à Barcelone. Les liaisons en bateau depuis Barcelone ou Valence sont possibles. Compter respectivement entre 8h et 15h de trajet. Sur place, un réseau de bus est disponible mais la location de voiture reste incontournable pour accéder à tous les sites. Faire des comparatifs entre les agences locales et internationales, les prix diffèrent en fonction des saisons. A noter également que les agences de location de voiture n’assurent pas les véhicules pendant les liaisons inter-îles. Comme aux Canaries, il faudra louer une voiture dans chaque île si vous souhaitez en visiter plusieurs. Il est très facile de se repérer sur l’île. Une route principale, la Me-1, traverse Minorque de Maó à l’est jusqu’à Ciutadella l’ouest. Et tout est indiqué à partir des étapes kilométriques de cette dernière. La route commence à Maó et se termine à Ciutadella au kilomètre 44. De chaque côté de cette frontière entre le nord et le sud de l’île se trouvent les routes qui permettent d’accéder aux sites et aux plages.

– Hébergement  :

Le camping sauvage est interdit aux Baléares et il y a très peu d’emplacements prévus sur les îles. On en compte… 2 seulement à Minorque ! Par contre, on trouve de nombreuses offres d’hôtels et locations d’appartements à tous les prix. L’agroturismo, avec ses belles fincas réaménagées en hôtels et chambres d’hôtes, se développe fortement et c’est là que l’on trouve les plus belles adresses de charme.

– Langue :

A Minorque, comme dans les autres îles, on parle le catalan des Baléares. Chaque île ayant d’ailleurs ses propres spécificités linguistiques. Aussi à Minorque, les locaux parlent le minorqui. Même si il ont conservés quelques mots anglais hérités de leur appartenance à la couronne britannique.

– Prix :

Attention aux tarifs affichés, parfois la TVA (de 10%) n’est pas indiquée. Au restaurant, le pain servi avec de l’aïoli et des olives ainsi que l’eau sont payants. L’eau est potable mais très chlorée.

  – Faune :

Zone migratoire, Minorque accueille de nombreux oiseaux qui font une halte sur l’île au printemps et à l’automne. Plus de 200 espèces se partagent le ciel minorquin en période migratoire. De quoi satisfaire les passionnés d’ornithologie. Côté mammifères, ils ont tous été importés. Beaucoup d’exploitations bovines mais elles tendent à diminuer depuis que l’Union Européenne a décidé de ne plus subventionner les Baléares au profit d’autres territoires. Et si vous avez de la chance, vous pourrez voir des tortues terrestres.

– Flore :

Socarrells et buissons épineux au nord, forêts de pins au sud, chênes verts dans les terres, oliviers sauvages battus par les vents de la Tramontana près des côtes, myrte, romarin des Baléares, camomille minorquine… En tout, c’est pas moins de 1200 espèces végétales qui poussent sur le sol de Minorque et un bon nombre sont endémiques.

– En résumé :
  • Durée du séjour : 1 semaine à 10 jours pour découvrir toutes les facettes de l’île.
  • Meilleure période : Au printemps et à l’automne.
  • Pourquoi s’y rendre : L’accès facile, Minorque se trouve à moins de 2h des aéroports principaux européens et à 8h de bateau de Barcelone. Le climat doux et les paysages paradisiaques.
  • A faire absolument : Le parc naturel de S’Albufera des Grau, Cala Pregonda, Cala el Pilar, Cala Macarelleta…
  • Les + : Des sites préservés où la nature est exubérante.
  • Les – : L’affluence en haute saison même si elle est moins importante que sur les autres îles des Baléares.
  • Les spots photos : Chaque recoin de l’île est photogénique !

Un grand merci à Georges, notre guide Terdav lors de cette première journée à Minorque, qui nous a fait découvrir la culture minorquine et les plus beaux spots de Minorque.


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Retrouvez toutes les infos sur ce voyage aux Baléares sur le site de Terres d’Aventureainsi que de nombreuses autres randonnées. Et pour plus de renseignements pour voyager à Minorque, rendez-vous sur le site de l’Office du tourisme. Ce voyage est le fruit d’un partenariat. Le choix du contenu éditorial de cet article nous revient. 


Photos © Christophe Levet – Violaine Rattin

46 commentaires
  • Répondre Nathalie CookieetAttila

    juillet 5, 2017, 3:47

    Toutes ces photos sont superbes. Ca sent l’été et ça me rend un peu jalouse 🙂

  • Répondre JP

    juillet 5, 2017, 5:54

    Superbe article et magnifiques photos. Nous avons fait Minorque l’année dernière et Majorque cette année, ma préférence va pour la première. Merci pour votre récit très complet.

    • Répondre Wild Birds Collective

      juillet 6, 2017, 9:37

      Merci beaucoup ! J’ai trouvé les deux vraiment très différentes alors qu’elles sont si proches. C’est fou ! A Majorque nous n’avons fait que la Serra de Tramontana que j’ai trouvée très chouette. Mais c’est vrai que Minorque est incroyablement belle et sauvage !

  • Répondre Ornella

    juillet 5, 2017, 8:49

    La vache, chaque article chez vous est un enchantement. Tellement de beauté et des photos qui donnent tellement envie. Merci pour ce généreux partage.

  • Répondre Samsha

    juillet 5, 2017, 11:53

    Superbes clichés qui donnent envie de voyager comme toujours! 🙂

  • Répondre Eloise

    juillet 6, 2017, 10:43

    Je crois que je suis tombée amoureuse de Ciutadella rien qu’en voyant vos photos ! La ville a l’air tellement belle. Je ne pensais pas que l’on pouvait en voir et faire autant en à peine trois jours ! Je suis ravie et conquise car en plus au départ de Barcelone les vols pour Minorque ont des prix plus qu’attractifs… Roh ça y est je viens de rajouter une destination sur ma liste… Faut que j’arrête de venir ici ! Après les Canaries maintenant Minorque !

    • Répondre Wild Birds Collective

      juillet 6, 2017, 11:40

      On aurait aimé visiter Minorque plus longtemps ! ^^L’île est tellement variée que c’est presque difficile de choisir ce que tu veux voir. Et pour le coup, même si c’est une destination vacances/plages, c’est vraiment dommage de rester au même endroit. Chaque plage est différente et le littoral est superbement préservé, un miracle sur ce genre de destination !;-) En arrivant à Ciutadella en ferry, on s’est dit ouais une station balnéaire… mignonne mais une station balnéaire ! Alors qu’en fait, la vielle ville est charmante avec ces ruelles pavées et ces petits immeubles colorés ! Une chouette visite ! Et oui, depuis Barcelone c’est moins cher. Beaucoup d’espagnols vont aux Baléares, c’est juste à côté !

  • Répondre En Mode Bonheur

    juillet 6, 2017, 11:49

    Mon dieu ce bleu. J’aurai dû mettre mon maillot et de la crème solaire pour lire cet article haha ! Ca laisse rêveur…

    Julie

  • Répondre Letizia

    juillet 10, 2017, 10:21

    Comme d’habitude je suis bluffée! Je ne savais pas que Minorque ressemblait à ça… Quelles couleurs, quels paysages si différents, ça à l’air idyllique. Nous avons visité une partie de Majorque en ayant envie d’y retourner, on va ajouter Minorque à notre longuuuue liste d’endroits à voir. Merci pour la balade!

    • Répondre Wild Birds Collective

      juillet 17, 2017, 9:21

      J’ai beaucoup aimé Majorque mais on a seulement fait la Serra de Tramontana, faudra qu’on retourne là-bas, un jour ! 😉 Moi, non plus je ne savais pas Minorque si variée ! ^^ L’île st vraiment superbe ! Les plages sont paradisiaques et il y a de très belles randos à faire. Ça vous plairait ! 😉

  • Répondre The Flying Dutchwoman

    juillet 10, 2017, 9:39

    Nan mais ces photos qui sentent bon le soleil et la crème solaire… Et surtout ces plages du Sud et Cala Pregonda (le reste aussi, mais faut faire un choix… ou pas). Ça donne tellement envie de voir ce bleu. Et comme toujours, les photos sont magnifiques, j’ai l’impression d’y être et de regarder par la fenêtre…

  • Répondre padoune

    juillet 10, 2017, 10:20

    Vous ne faîtes que confirmer ce que je savais déjà sur cette superbe île… j’ai hâte que des vols y soient opérés depuis la Corse pour y aller, c’est magique!!! <3
    des bisous

    • Répondre Wild Birds Collective

      juillet 17, 2017, 9:26

      Oh, oui vraiment superbe ! L’île te plairait beaucoup : des plages de folie, une eau aussi cristalline que sur les rivages de ta belle Corse et de magnifiques balades à faire sur le littoral et dans les terres ! 😉 Des bisous

  • Répondre Itinera Magica

    juillet 13, 2017, 10:29

    Toujours un bonheur de faire un tour par chez vous, j’aime tellement vos photos, vos ambiances, c’est vraiment merveilleux votre univers visuel. Un régal !
    Minorque, ma mère et ma soeur y sont allées pendant que je passais l’écrit de l’agrégation d’allemand, elles me disaient que c’était merveilleux et je les maudissais 😉
    En voyant tes photos, je me dis que vraiment, il faut que j’y fasse un tour. C’est sublime. Tous ces bleus… un enchantement.

    • Répondre Wild Birds Collective

      juillet 17, 2017, 9:29

      Oh, merci beaucoup ! C’est trop gentil. Ravie que tu viennes faire un tour ici ! Et comme ta maman et ta sœur… je confirme, c’est une île merveilleuse ! 😉 Il y a tellement de choses à voir là-bas et on ne cesse d’être éblouit par la beauté sauvage des paysages !

  • Répondre Ma Machine à Coudre

    juillet 24, 2017, 10:48

    On comptais partir à Minorque cet été mais en juillet/août c’est juste plein (enfin les hôtels) du coup on a laissé tomber cette piste. Quand je vois les photos, je pense qu’on s’y prendra à l’avance pour l’année prochaine 🙂

  • Répondre Rachel

    juillet 25, 2017, 11:32

    Tes photos sont magnifiques, j’aime votre blog. Les paysages charmants va couper ma respiration. La puissance des montagnes et les différentes nuances du lac selon les reflets du soleil sont absolument inoubliables !

  • Répondre Anelise

    juillet 27, 2017, 10:30

    J’adore cette série de photos, en particulier celle avec l’homme qui chante, elle dégage quelque chose que j’adore, de la magie ! c’est un paradis.

  • Répondre Victoire

    septembre 6, 2017, 12:22

    Vraiment un magnifique article, qui, de plus, est complet. Moi et mon petit ami nous souhaitions partir aux Baléares mais notre choix d’île est désormais fait grâce à vous !
    Merci beaucoup pour ces belles photos et toutes les indications qui nous ont permis de savoir ENFIN quelles plages correspondaient à ce que je trouvais sur internet. En plus, vous proposez de très bons plans et c’est tellement rare de trouver de l’authenticité de nos jours.
    Vous nous avez définitivement charmé et j’ai déjà envie de prendre un vol pour demain 🙂

  • Répondre Axelle

    septembre 10, 2017, 2:54

    Les photos sont vraiment magnifiques! Quel appareil utilises-tu? 🙂

  • Répondre Julia Laffaille

    septembre 15, 2017, 11:49

    Vos photos sur cet articles sont merveilleuses !! Bon en vérité elles sont toujours belles hein, mais là, la couleur cristalline de l’eau, le ciel bleu, les teintes chaudes des paysages….ca sent bon l’été 🙂

  • Répondre aulas

    septembre 17, 2017, 7:12

    bravo pour ce reportage. photos magnifiques. Cela nous a donné envie d’y aller l’ete prochain ! un grand merci

  • Répondre Marieke (Les 3 M)

    septembre 25, 2017, 2:05

    Magnifique série de photo, avec des couleurs bleues comme on les aime par chez nous ! Cette île nous fait de l’oeil, on espère bien la découvrir en intersaison !

  • Répondre Valentine

    octobre 6, 2017, 4:57

    Minorque semble être un véritable petit paradis. Toutes ces teintes de bleu font rêver.

  • Répondre Chatillon camille

    octobre 29, 2017, 9:03

    Un grand merci pour ce blog et ces photos magnifiques qui nous ont permis de planifier notre voyage à Minorque. Nous en revenons remplis d images somptueuses, quelle beauté cette île, quels contrastes !
    Minorque aux vacances de la toussaint: formule idéale pour apprécier les criques et autres sites en toute tranquillité avec des températures idéales (27 degrés cette semaine et baignade tous les jours!). Merci encore car grâce à vous et vos photos nous avons découverts des sites peu cités dans les guides (punta nati par exemple qui, a la lumière du coucher de soleil, revêt un caractère complètement lunaire et atypique). Camille

    • Répondre Wild Birds Collective

      novembre 1, 2017, 4:24

      Bonjour Camille, merci de nous lire ! On est ravis que l’article vous ait aidé pour votre séjour et que l’île vous plaise ! C’est tellement beau Minorque, on a été conquit ! Et on est très contents de pouvoir partager ces découvertes avec d’autres voyageurs ! 😉

  • Répondre Tahiti Le Blog

    novembre 20, 2017, 3:16

    Les photos sont magnifiques! On se croirais presque en Polynésie.

  • Répondre Le Geek Trotteur

    janvier 4, 2018, 6:34

    Woauah, les photos sont vraiment superbes !! Je suis allé à Minorque il y a 3 ans et c’est pour moi la meilleure destination tranquillité / eau turquoise en Europe. J’en avais d’ailleurs fait un petit article. Même si ça devient de plus en plus connu, il y a des coins où nous étions totalement seuls au monde (surtout dans le nord de l’île). En tout cas, l’article est fabuleux et hyper complet ! Bravo !

    • Répondre Wild Birds Collective

      janvier 16, 2018, 9:29

      Merci beaucoup ! On a adoré nous aussi. 😉 La couleur de l’eau est complètement dingue, les paysages sont sublimes et l’île reste encore un peu sauvage, surtout au nord effectivement. C’est ce que j’ai le plus apprécié ! J’irais lire ton article pour me rappeler ce joli voyage !

  • Répondre Sabine

    février 21, 2018, 8:31

    Ah un article super complet avec des photos canons ! Moi qui cherchais des infos pour nous y rendre je suis conquise ❤️ C’est gerable avec le baby vous pensez ? J’espere Qu’un jour on se croisera, Insta et les blogs c’est Cool, le réel c’est aussi bien des fois 😉 Sabine!

    • Répondre Wild Birds Collective

      février 21, 2018, 9:51

      Oui, ce serait chouette qu’on se rencontre, en vrai !!!! 😉 Merci beaucoup pour ton petit mot. Ravie que ça te plaise ! Minorque est une île superbe, parfaite pour un séjour en famille. C’est paisible, il n’y a pas trop de monde. Les paysages sont magnifiques, il y a beaucoup de plages, des visites culturelles… Certaines plages sont accessibles très facilement, pour d’autres plus sauvages il faut marcher un peu. On en a vu faire de la poussette tout-terrain ! ^^ Prenez plutôt un porte-bébé pour vous balader facilement, ce sera plus agréable et bébé fera la sieste !

  • Répondre kikimagtravel

    février 22, 2018, 1:23

    Ton article est un vrai bijou. Je pars bientôt à Minorque au mois d’avril et tes photos m’ont complètement emporté! Il me tarde dy être et je note tous tes bons conseils en gardant cet article en tête… je vais partir avec des étoiles dans les yeux!

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