Grenoble – Les Deux-Alpes : un road trip jusqu’au Brox Festival

Pistes de ski des Deux-Alpes

Prendre la route en quête d’un paysage à photographier, voilà presque ma définition du bonheur. Presque parce qu’il faudrait ajouter ma fille, mon mec, ma famille, mes amis et tant qu’on y est le chat et le chien pour que le bonheur soit complet. Mais c’est un bonheur simple. Celui qui me fait oublier tout le reste. Me fait me sentir libre. Sans attaches, ni certitudes. Partir n’importe où, sans savoir ce qu’on va trouver. Ouvrir l’œil. Faire 3000 photos ratées. Des essais, des déceptions parfois, souvent même. N’en garder que quelques unes. Celles qui captent de brefs moments de grâce. Des instants de partage, de complicité, de bonheur. Des instants de vie. Des photos qui me parlent, qui nous parlent. Des photos souvenirs. Parce que après tout, si on les voudrait artistiques, elles ont tout d’abord un devoir de mémoire. Bref, je m’égare et c’est là, la meilleure des mes aptitudes.

Des Deux-Alpes, je connais la station. Ado, je suis quelques fois montée skier avec les copains. A cette époque, passer une journée avec mes ami(e)s était bien là l’essentiel. La route, les paysages…n’avaient que peu d’importance pendant le trajet en bus. On avait la vie devant nous. La seule attraction c’était cette maison sur pilotis. Immense bâtisse de béton surplombant la rivière au creux d’une vallée où le soleil ne fait que de trop rares percées. Le lieu idéal pour s’inventer des histoires…

Quand on nous a proposé de promouvoir le Brox Festival, on a vu l’occasion parfaite d’une virée en montagne. Une excuse toute trouvée pour un road trip Grenoble – Les deux Alpes, avec un regard neuf. Et ce fut facile. Peut être que le temps à passé, peut être que l’on a changé mais cette route on l’a aimé.

La route : road trip Grenoble – Les Deux-Alpes

Le soleil brille tant qu’il nous éblouit. Et ce ciel bleu azur qui va si bien aux montagnes enneigées… C’était la journée optimale. Depuis Grenoble, la route s’étire sur de longues lignes droites. Quelques villages isolés où la vie semble s’être arrêtée. Les vallées sombres laissent place aux plaines dorées. Ici l’herbe est brûlée par le soleil et la neige. Les roseaux côtoient les bouleaux. La lumière est telle ce matin là qu’on s’imagine un soir d’été quand les paysages se teintent d’or. De là, la route se faufile au cœur des gorges des monts de l’Oisans. La chaleur du soleil a disparu. Le canyon semble vertigineux. Puis, on traverse la roche. Et au sortir d’un des tunnels, face à nous le barrage du Chambon. Vaste étendue d’eau gelée au creux des montagnes. La vue est à couper le souffle. Il ne reste que quelques kilomètres à parcourir pour atteindre le village des Deux-Alpes. Une dizaine de lacets à enchaîner à flanc de montagne pour arriver à la station. Un plateau jonché de chalets d’où partent les pistes de ski. Un aller-retour pour les sommets. Depuis le glacier, à 3600 m d’altitude, une vue imprenable sur les montagnes environnantes.

–> Depuis Grenoble, emprunter la Rocade Sud (A480) en direction de Briançon. Prendre la sortie 8 puis la N85 en direction des stations de l’Oisans. Traverser Pont-de-Claix. Une fois à Vizille, prendre la route départementale D1091. Passer par Séchilienne, puis Rioupéroux, traverser Livet-et-Gavet (route des Six Vallées puis route des Alpes). Continuer jusqu’à Bourg d’Oisans, puis prendre la direction des Deux-Alpes toujours sur le D1091. Traverser le Freney-d’Oisans, continuez jusqu’au barrage du Chambon. De là, prendre à droite la D213. Enchainer les lacets jusqu’à la station des Deux-Alpes. Trajet 1h30. Distance 70 km environ.

–> Quelques jolis points de vue le long de la route et surtout un arrêt obligatoire au barrage du Chambon pour admirer le panorama :

  • Le pavillon Keller : Si vous avez déjà skié dans les stations de l’Oisans, vous connaissez certainement cette imposante demeure qui avait séduit Mathieu Kassovitz pour le décor de son film « Les Rivières Pourpres ». Cette maison sur pilotis de 1740 m², appartenant autrefois à Charles-Albert Keller est aujourd’hui labellisée Patrimoine de l’Isère. Edifiée en 1912, le bâtiment s’est vu agrandit en 1930 avec deux extensions de style Art déco. La pierre laisse alors place au béton armé pour réaliser cette construction vertigineuse au dessus de la Romanche où l’industriel a ses bureaux. De là, il peut observer ses usines. Il héberge également le personnel de direction. Pour contempler et/ou photographier le pavillon Keller, il faut quitter la route de l’Oisans (D1091) et entrer dans Livet-et-Gavet. La maison n’étant plus visible depuis la route principale qui contourne le village.
  • Le barrage du Chambon : Situé sur la Romanche, ce barrage hydroélectrique a été construit en 1935 dans un ancien verrou glaciaire. La retenue d’eau forme le lac du Chambon. Superbe en hiver quand l’eau est gelée. A l’embranchement de la D1091 et de la D213. Parking accessible juste après le tunnel pour découvrir la vue.
  • Mizoën : Le village pittoresque surplombe le barrage du Chambon. Très beau panorama sur la commune, le lac du Chambon et les massifs alentours depuis l’aire de pique-nique aménagée sur la D213 entre deux virages en épingle.
Les pistes des Deux-Alpes

Sur les pistes, un blanc immaculé. Page blanche sur laquelle écrire une histoire. Bientôt recouverte d’autres traces. Un blanc qui aveugle et transforme les teints de porcelaine en teints de pêche sous la réverbération du soleil. Le vent souffle sur les cimes. Les télésièges se balancent. Pourtant, il cache à peine le bruit des skis qui glissent sur la neige. Depuis la télécabine, les skieurs ne sont que de minuscules tâches de couleur. Fourmis sillonnants les pentes poudrées de sucre glace. Maison de poupées animées. Montagnes russes qui font le bonheur des petits comme des grands. On observe le défilé des figurines avec amusement. L’exercice n’est pas facile. Donner du volume aux vues aériennes. Figer le mouvement. Pas certaine d’avoir réussi mais on s’est fait plaisir ! Travailler au grand air, en totale liberté, dans un cadre exceptionnel…difficile de faire mieux !

–> 200 km de pistes soit 415 ha, 47 remontées mécaniques de 1300 à 3600 m d’altitude. Du ski pour tous les niveaux, pour toute la famille, hiver comme été. En Europe, le glacier du Mont-de-Lans est l’un des plus grand glacier skiable. Accès aux skieurs comme aux piétons jusqu’à 3200 m en téléphérique puis à 3421 m en funiculaire jusqu’au Dôme de Puy Salié. Vue à 360° sur les chaînes de montagne. Là-haut, par temps dégagé, on contemple l’horizon jusqu’à Grenoble. On distingue le Taillefer, le Mont Aiguille, le Mont Blanc, les Aiguilles, la Meije, le Pic de la Grave, les Ecrins, jusqu’au Mont Ventou et tant d’autres sommets. Attention, en cas de vent fort, la montée jusqu’au sommet est fermée aux piétons. Dans ce cas, la vue depuis La Toura à 2600 m au niveau du Panobar est déjà superbe. Contactez l’office du tourisme ou les remontées mécaniques pour vous tenir informer des conditions météo et/ou accéder aux webcams depuis le site de la station.

Le panorama : des montagnes à perte de vue

Et cette vue sur l’Aiguille de Venosc (2830 m), la Muzelle (3465 m) et la Tête de Lauranoure (3325 m) couvertes de chantilly vaut à elle seule le déplacement. Majestueux massif des Écrins, pics acérés et courbes voluptueuses, pyramides de roche constellées de sapins et sucre glace… Le regard est hypnotisé. Pris au piège par tant de beauté. La nature pure, sauvage, inaccessible.

–> Les meilleurs spots pour contempler la scène : 

  • Le téléphérique du Diable qui monte à 2400 m d’altitude et offre une vue spectaculaire. Accès possible aux skieurs comme aux piétons. Départs de pistes et restaurant d’altitude.
  • La fin de la route. Pour y accéder, il faut traverser la station des Deux-Alpes et trouver la route qui monte sur le versant opposé aux pistes jusqu’aux chalets construits sur les hauteurs. L’impasse se termine à flanc de falaises. De là, on a une vue imprenable sur les montagnes et le village de Venosc, 670 m en contrebas. Ce dernier est accessible, depuis les Deux-Alpes, uniquement en télécabine. Attention tout de même, le vent souffle fort et le belvédère plonge à-pic. Soyez très prudents ! Contemplez le vue depuis le parking.
Le Brox Festival : du ski et de la musique

Le Brox festival est un évènement d’altitude pour profiter des dernières neiges, skier au printemps tout en écoutant de la musique. 3 jours de glisse, un DJset, un contest snowpark. Un festival à 2600 m d’altitude au Panobar, une discothèque en plein air dans un cadre exceptionnel. Différents pass sont disponibles en fonction des besoins et envies de chacun. Accès au festival uniquement, festival + ski pass journée ou encore festival + ski pass + hébergement…à vous de choisir ! La bonne nouvelle c’est qu’en tant qu’ambassadeurs du Brox Festival, nous vous offront un code promo ! –> Avec le code WILDBIRDS, vous pouvez bénéficier d’une réduction de 10% sur l’ensemble de votre commande.

–> Brox Festival – Les Deux-Alpes – du 14 au 17 avril 2017. Live musique en altitude. Plus d’infos, programme et réservations : broxfestival.com


Ce road trip a été réalisé en collaboration avec le Brox Festival. Le choix du contenu éditorial de cet article nous revient. 


Photos © Christophe Levet – Violaine Rattin

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